C’est le 11 février 1990, après plus de 27 ans passés en détention dans la prison de Robben Island que Nelson Mandela est enfin libéré. Les images de cette journée resteront à jamais gravées dans la mémoire de ceux qui les ont vues. Le pays est en liesse et le drapeau Sud-Africain est partout. Cette marée de couleurs symbolise alors l’espoir d’unité nationale, alors même que le pays porte encore les stigmates d’un demi-siècle de ségrégation institutionnalisée.
Cet évènement marque le début d’une nouvelle vie pour l’Afrique du Sud puisqu’un an plus tard, l’Apartheid est définitivement aboli. Dès sa libération, Mandela entreprend une série de négociations complexes avec le gouvernement de Frederik de Klerk afin d’éviter une guerre civile que beaucoup craignaient inévitable. Ces pourparlers aboutiront à la mise en place d’une nouvelle Constitution intérimaire et à l’organisation d’élections multiraciales, une première dans l’histoire du pays.
En 1993, le prix Nobel de la paix sera décerné à Nelson Mandela et Frederik de Klerk. Cette distinction vient saluer leurs efforts communs pour instaurer une transition pacifique, mais aussi la capacité de Mandela à prôner la réconciliation plutôt que la vengeance, malgré les décennies d’oppression subies.
Le 9 mai 1994, soit 4 ans après sa libération, Nelson Mandela sera élu Président de l’Afrique du Sud. Lors de son investiture, le nouveau drapeau sud-africain, adopté la même année, flotte partout dans le pays. Ce drapeau devient un symbole fort : celui d’une nation qui veut se reconstruire autour de valeurs de diversité, d’unité et de démocratie. Mandela entame alors un immense chantier de cohésion sociale, notamment à travers la Commission Vérité et Réconciliation, tout en posant les bases d’une Afrique du Sud tournée vers l’avenir.