Écrit par 9h18 Le monde de la Com'

Le phénomène du greenwashing

Le greenwashing ou verdissage ecologique

Ces 10 dernières années, le respect de l’environnement est petit à petit devenu l’un des critères de décision d’achat des clients .
Les marques ont su saisir l’opportunité de cette nouvelle tendance de consommation, prédominante chez les jeunes. Les services marketing ont été priés d’adapter leur stratégie et leur communication à cette nouvelle vague verte. Trop peut-être ?…

Qu’entend-on par “greenwashing”?

Ce mot est un anglicisme que l’on pourrait traduire par “verdissage” ou “écoblanchiment” qui apparaît pour la première fois au tout début des années 1990. Il dénonce le comportement des entreprises ou des marques qui, au sein de leur communication, mettent en avant des méthodes et des principes de protection de l’environnement sans pour autant les appliquer. Elles abusent d’une sorte de filtre qui “verdit” leur image, qui laisse penser qu’elles agissent pour et en respectant la nature.

Comment différencier greenwashing et volonté de respect de l’environnement ?

C’est très compliqué d’identifier les entreprises qui trichent sur les faits, en les déformant ou en sélectionnant ceux mis en lumière pour mieux en dissimuler d’autres, bien plus néfastes à la préservation de la planète.
Le problème majeur est que plus la question du respect de l’environnement prend de l’importance, plus le greenwashing prend de l’ampleur.
En France, l’organisme chargé de réguler la publicité pour assurer qu’elle soit véridique et honnête s’appelle l’ARPP, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité. Ses recommandations définissent le cadre déontologique d’une publicité et d’une communication saine et responsable. En 2020, la troisième version du guide “Recommandation développement durable” a vu le jour. Ce document répertorie les règles à respecter en matière d’arguments publicitaires écologiques et environnementaux. Outre ce document accessible gratuitement, l’ARPP propose des formules d’adhésion. Elles permettent aux entreprises d’interroger cet organisme avant une campagne publicitaire citant des arguments écologiques, sur la conformité de leurs propos, pour éviter d’éventuels risques juridiques.

Comment dénoncer une action de “greenwashing”?

Les entreprises disposent de tous les éléments pour communiquer de manière éthique et responsable sur leur engagement écoresponsable. Cependant, si l’une d’entre elles vient à diffuser des informations d’une manière pas totalement honnête, toute personne, physique ou morale peut saisir le JDP, le Jury de déontologie publicitaire. Cette organisation émane justement de l’ARPP et permet de déposer plainte en ligne

Pourquoi le “greenwashing” est-il si néfaste au respect de l’environnement ?

Propager des informations erronées ou falsifiées, afficher un logo tout vert sur ses supports de communication, utiliser à tort des termes qui relèvent du monde de l’écologie, revient à tromper ses clients.
Cette manière d’agir engendre bien évidemment aujourd’hui de la méfiance chez les consommateurs qui n’aiment pas être pris pour des imbéciles. Elle crée également une confusion et des questions dont nous nous serions bien passés sur le bien-fondé, l’utilité et l’impact des mesures visant à accélérer la transition écologique…

Et si le bon sens l’emportait …

Quand on comprend que l’enjeu climatique et la préservation de la nature sont devenus simplement vitaux, on ne peut plus continuer à agir sans en tenir compte.
La prise de conscience écologique a déclenché un processus de transformation pour de nombreuses entreprises.
La société Macap en fait partie.
L’intégralité des services de l’entreprise a toujours été située en France. Si ce choix d’une fabrication française est motivé par de multiples raisons, il impacte aussi très positivement le bilan carbone de livraison de nos produits.
Une banderole personnalisée fabriquée en France et livrée en France par transporteur routier pollue nettement moins qu’un oriflamme “made in China” livré en express par avion.

Nous avons aussi choisi d’investir dans des matières plus responsables. En 2019, le PET ou RPET a fait son apparition dans notre catalogue de matières. 100% issu du recyclage des bouteilles d’eau en plastique, ce textile innovant sert aujourd’hui à fabriquer des drapeaux, des beach flags ou encore des nappes publicitaires. Sa qualité et son rendu esthétique sont équivalents à celle du polyester classique.

La matière PET ou RPET proposée en plusieurs versions chez Macap

D’autres actions concrètes ont été mises en place dans l’entreprise inspirées par ce fameux bon sens : l’utilisation d’encres aqueuses, la non utilisation de produits toxiques, le label Imprim’Vert etc.

Si nous croyons fermement être dans une bonne dynamique environnementale, aujourd’hui notre job est de la faire partager à nos clients ! Nous devons parfois faire preuve de pédagogie pour justifier du coût de la fabrication française, du choix de matières et de méthodes responsables. Nos choix permettent ainsi de proposer des produits dont, ni le prix ni la qualité, ne peuvent être comparés à un produit premier prix fabriqué à l’autre bout du monde.

Pourquoi faut-il quand même rester positif ? 

Parce que même si le fléau du greenwashing ne sert pas la cause de la transition écologique, n’oublions pas que s’il existe, c’est justement parce que “les choses bougent”.
L’évolution des mentalités, de nouvelles habitudes de consommation, sont autant d’éléments longs à mettre en place.
Être sur le chemin est déjà une avancée.
On y croit !

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